Imaginez entrer dans un magasin et trouver un t-shirt à seulement 5 €. À ce prix-là, difficile de résister. C’est moins cher qu’un repas, qu’une place de cinéma ou parfois même qu’un café dans certaines grandes villes. Alors, on l’achète. Peut-être même en plusieurs couleurs.
Après tout, 5 € seulement, ce n’est pas grand-chose. Mais une question mérite d’être posée : Comment un vêtement peut-il coûter seulement 5 € alors qu’il a fallu imaginer son design, produire la matière, le fabriquer, le transporter à travers le monde, le stocker et le vendre ?
La réalité est simple : si nous payons très peu pour un vêtement, quelqu’un ou quelque chose paie souvent le reste du prix. Derrière un t-shirt à 5 € peuvent se cacher des conséquences humaines, environnementales et économiques que nous ne voyons pas lorsque nous passons en caisse. Alors, un t-shirt à 5 € est-il vraiment une bonne affaire ?
Que se cache-t-il derrière le prix d’un t-shirt ?
Lorsque nous achetons un vêtement, nous avons tendance à voir uniquement le produit final.
– Un t-shirt.
– Une étiquette.
– Une taille.
– Un prix.
Mais avant d’arriver dans notre dressing, ce vêtement a parcouru un long chemin. Il a fallu produire ou cultiver la matière première, la transformer, créer le tissu, le teindre, le couper, le coudre, l’emballer, le transporter, puis le distribuer. Derrière une simple pièce de vêtement, il y a donc de nombreuses personnes et de nombreuses étapes.
Alors, lorsque le prix est extrêmement bas, une question devient inévitable : Où a-t-on réussi à réduire les coûts ?
Le vrai prix de nos vêtements
Un vêtement à très bas prix n’est pas forcément mauvais uniquement parce qu’il est peu cher.
Cependant, un prix extrêmement bas peut être le résultat d’un système qui cherche à produire toujours plus, toujours plus vite et toujours moins cher.
Pour réduire les coûts, certaines entreprises peuvent notamment chercher à :
- produire dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère ;
- fabriquer d’immenses quantités de vêtements ;
- utiliser des matières peu coûteuses ;
- réduire le temps nécessaire à la fabrication ;
- produire des vêtements conçus pour suivre rapidement les tendances.
Le problème est que, derrière ces stratégies, il y a des personnes. Des personnes qui cultivent les matières premières. Des personnes qui travaillent dans les usines. Des personnes qui cousent les vêtements que nous achetons parfois pour le prix d’un déjeuner. Et pourtant, nous connaissons souvent le nom de la marque inscrite sur notre t-shirt. Mais rarement celui de la personne qui l’a fabriqué.
CONCLUSION
Pas nécessairement.
La réponse n’est pas aussi simple.
Certaines personnes n’ont pas les moyens d’acheter des vêtements plus chers. D’autres vivent dans des endroits où l’offre de seconde main est limitée.
Et tout le monde n’a pas le temps ou les connaissances nécessaires pour vérifier l’origine de chaque vêtement.
La responsabilité ne peut donc pas reposer uniquement sur les consommateurs.
Les marques, les entreprises et les gouvernements ont également un rôle important à jouer.
Il est difficile de demander à chaque personne de devenir une experte capable d’analyser toute la chaîne de production d’un simple t-shirt. Mais nous pouvons tous commencer par faire évoluer certaines habitudes. Pas parfaitement. Simplement progressivement.
